L’aide aux tâches ménagères

Réflexion n° 540 879: l’aide à la maison 🤪

Après avoir testé 1000 et 1 idées pour que les enfants aident aux tâches ménagères, voici les derniers questionnements et les dernières investigations d’EP46.

1.  Tout d’abord qu’est-ce qui amène tant de résistances?

On le sait grâce aux neuro-sciences, les enfants (et les adultes!!!) détestent les ordres mais heureusement  ils aiment les règles!!!

 

 

Les humains ne raffolent pas non plus des contraintes et j’en connais peu qui se régalent à passer la serpillière, ranger la maison, plier le linge…en plus de faire la cuisine APRES le retour du travail!

 

Donc les résistances sont dues principalement aux ordres et au côté peu funki, répétitif et chronophage des tâches ménagères.

A noter aussi que si l’on demande de l’aide en force (crier, contraindre, menacer) l’enfant se braque et résiste, (quand on en a 3 ils sont vite plus forts que nous😉), si on demande de l’aide en se plaignant, il fait semblant de ne pas entendre ou esquive, si on le demande en exprimant nos réels besoins (fatigue, surcharge, sentiment d’être aimé dans le service rendu) l’enfant aidera un peu puis soit oubliera soit se lassera.

J’ai réalisé aussi que l’enfant pouvait vite se rendre compte qu’aider à la maison peut ne jamais avoir de fin il y a TOUJOURS quelque chose à faire et on peut décliner à l’infini les tâches à effectuer à la maison. Alors si à chaque fois qu’il aide on lui demande un petit quelque chose de plus, il a vite compris qu’il vaut mieux ne pas aider du tout!

https://www.pommedapi.com/parents/le-cahier-parents/autonomie-inciter-enfants-a-participer-aux-taches-menageres

Donc si on récapitule: les ordres, la contrainte, la plainte, le côté chronophage, ennuyeux et répétitif fait que l’enfant a vite compris qu’esquiver le travail lui rapportait souvent plus que faire. 😉

Cependant!!! A (+ ou -) 18 ans, notre enfant quittera la maison. N’est-il pas de notre responsabilité de lui apprendre à cuisiner (notamment les légumes, les cuissons, l’hygiène, conditionner au frigo…), vivre dans un environnement propre et sain (sols, plans de travail, douche, wc…), gérer son linge (coudre, repasser, plier…), aérer sa maison, ranger pour avoir les idées claires…..?

 

 

 

 

 

 

N’est-ce pas de notre responsabilité de mère et de père de permettre à nos fils d’être autonomes, responsables, indépendants afin de plus tard pouvoir choisir une ou un partenaire de vie en fonction de ce qu’il est, de sa personnalité et non pas ce qu’elle/il fera pour lui (ménage, cuisine, linge…)?
Idem pour nos filles, leur permettre d’être indépendantes, d’apprendre à partager les tâches ménagères leur permettra de se dégager d’un poids culturel et d’une charge de travail qui aujourd’hui ne trouve ni justification, ni sens du fait qu’elles aussi travaillent ou travailleront très certainement à plein temps pour assurer l’équilibre financier du foyer.

L’équité homme/femme se construit dès l’enfance et incombe en grande partie aux parents.

Continuer à faire perdurer un système qui mettrait la femme aux fourneaux, au ménage, à la gestion de la maison et l’homme dans une non-maîtrise des compétences de vie de foyer contribue à assurer des difficultés de couple futures: surcharge pour l’un, critique, rancœurs, règlement de comptes, culpabilité… Fort heureusement la technologie a grandement facilité la vie de tous et l’évolution des hommes devrait permettre une répartition équitable des tâches au sein du foyer.

2. Alors pourquoi ça bloque de manière récurrente?

Catherine Dumonteil Kremer et Isabelle Filliozat expliquent que dans l’éducation tout est toujours en mouvement, en évolution et rien ne peut s’instaurer très durablement dans nos règles de vie.

Pfouuuuu! allez vous me répondre!

 

 

 

Ou Youpiii pouvons-nous penser si on estime qu’évoluer, changer, apprendre, se transformer est vecteur d’épanouissement, d’intérêt!?

Ça bloque parce que tout le monde bouge dans la famille, tout le temps, c’est un microcosme en perpétuelle évolution, les besoins et les possibles de chacun évoluent tout le temps et il est important d’être créatif et réactif, motivé et inventif.

3. Comment faire?

Tester des idées, valider ou abandonner, recommencer, chercher une autre entrée, proposer, négocier, échanger, co-construire…

Peut-être aussi songer à remercier! le lave-vaisselle et lave-linge qui nous évitent de laver à la main, l’aspirateur plus efficace et rapide que le balai, les volets qui nous protègent du froid, mettre la table autour d’un bon repas… Et si les tâches ménagères étaient en lien avec la chance d’avoir un toit, des repas…

Et puis savourer tous ensemble le plaisir d’une maison propre et rangée, regarder autour de nous et remercier notre nid d’être accueillant.

Quelques exemples:

 

 

Le calendrier des tâches ménagères suivant l’âge de l’enfant.

Le tableau des responsabilités.
Le pot à billes pour visualiser le temps d’aide et offrir du temps choisit par l’enfant.
Après avoir essayé tout cela, actuellement nous en sommes à une liste personnalisée des tâches attendues et en parallèle un temps personnel ou partagé  Affiche Aider à la maison
L’idée est que l’enfant donne ou partage du temps à la collectivité pour permettre à tous d’avoir un temps pour soi (repos, calme, détente) et aussi si tout le monde le souhaite des temps partagés (jeux de société, danse…).
A vos balais!!!!